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Allocation de maternité
Etat au 1er juillet 2005

Femmes ayant droit à l’allocation

A droit à cette allocation toute femme dont le statut professionnel, à la naissance de l’enfant, correspond à l’une des définitions suivantes:
• salariée;
• active en qualité d’indépendante;
• active dans l’entreprise de son époux, de sa famille ou de son partenaire et touchant un
salaire en espèces;
• chômeuse et touchant déjà une indemnité journalière de l’assurance-chômage ou
remplissant les conditions pour en toucher une;
• en incapacité de travail pour maladie, accident ou invalidité et touchant, pour cette
raison, des indemnités d’une assurance sociale ou privée à condition que ces
indemnités aient été calculées sur la base d’un salaire précédemment réalisé;
• active dans un rapport de travail régulier, mais ne touchant ni salaire, ni indemnités
journalières parce que son droit est épuisé.


Conditions préalables

Pour avoir droit à l’allocation de maternité, la femme doit :
• avoir été soumise à l’assurance obligatoire au sens de la loi sur l’AVS pendant les neuf mois qui ont immédiatement précédé la naissance de l’enfant; en cas de naissance avant terme, ce délai se réduit à:
– 6 mois en cas d’accouchement avant le 7e mois de grossesse;
– 7 mois en cas d’accouchement avant le 8e mois de grossesse;
– 8 mois en cas d’accouchement avant le 9e mois de grossesse, et
• avoir exercé une activité lucrative durant au moins cinq mois durant cette période. Les périodes d’activité et d’assurance accomplies dans l’UE et l’AELE sont prises en compte dans ce calcul.


Durée du droit aux prestations

Le droit aux prestations s’ouvre le jour de l’accouchement et s’éteint au plus tard après 14 semaines ou 98 jours. Si la mère reprend son activité lucrative durant cette période, à temps plein ou partiel, ou qu’elle décède, le droit s’éteint de manière anticipée.
Si l’enfant doit séjourner longtemps à l’hôpital, la mère peut demander que le droit à l’allocation ne s’ouvre qu’au moment où l’enfant arrive à la maison.

Précisions sur l’allocation et sur son montant

L’allocation de maternité est versée en qualité d’indemnité journalière. Elle se monte à 80% du revenu moyen de l’activité réalisé avant l’accouchement, mais au plus à 172 francs par jour. Ce montant maximal est atteint à partir d’un salaire mensuel de 6450 francs (6450 francs x 0.8 /30 jours = 172 francs/jour) et, pour une indépendante, d’un revenu annuel de 77 400 francs (77 400 francs x 0.8 / 360 jours = 172 francs/jour).


Concours de droits

Si, à la naissance de l’enfant, la mère a droit à des indemnités d’une de ces assurances:
• assurance-chômage,
• assurance-invalidité,
• assurance-accidents,
• assurance militaire, ou à une
• allocation aux personnes faisant du service,
elle touchera l’allocation de maternité, et non pas l’indemnité d’une autre assurance sociale. Le montant de cette allocation équivaudra au moins à celui de l’indemnité perçue avant la naissance.


Démarches à faire pour obtenir l’allocation

Les personnes ci-après peuvent faire une demande d’allocation de maternité auprès de la caisse de compensation compétente:
• la mère – via son employeur si elle est salariée;
en s’adressant directement à la caisse de compensation si elle est active en qualité
d’indépendante, au chômage ou en incapacité de travail;
• l’employeur – dans la mesure où la mère omet d’en faire la demande via l’employeur
(voir ci-dessus) ou que ce dernier lui verse un salaire durant le congé-maternité;
• les proches – si la mère ne satisfait pas à son propre entretien ou à ses obligations
d’entretien.

S’agissant des mères salariées, au chômage ou en incapacité de travail au moment de l’accouchement, c’est l’employeur (actuel ou dernier en date) qui atteste :
• la durée des rapports de travail,
• le salaire déterminant pour le calcul de l’allocation de maternité, ainsi que
• le salaire qu’il lui versera pendant le congé-maternité ouvrant le droit aux indemnités
journalières.

Il est possible de faire valoir le droit à des allocations de maternité jusqu’à 5 ans après la naissance de l’enfant. Passé ce délai, le droit s’éteint. Quant à la période précédant l’entrée en vigueur de cet article de loi, elle n’entre pas en ligne de compte pour l’ouverture d’un droit (voir aussi point 9).


Cotisations à l’AVS, à l’AI et aux APG

L’allocation de maternité versée directement à l’intéressée au lieu de son salaire a aussi valeur de revenu, les cotisations AVS/AI et APG en sont donc prélevées, de même que, pour les salariées, la cotisation à l’assurance-chômage. Le montant de l’allocation de maternité, comme tout revenu formateur de rente, est donc aussi porté sur le Compte Individuel AVS de l’assurée. Les allocations de maternité seront désormais incluses dans les revenus acquis et elles compteront pour le calcul des futures rentes. Pour de plus amples informations relatives à l’obligation de cotiser, s’adresser aux caisses de compensation.


Versement

Si l’employeur assure le versement du salaire durant le congé de maternité, la caisse de compensation verse l’allocation de maternité à l’employeur.

Dans des cas particuliers ou s’il y a un différend avec l’employeur, la mère peut demander que l’allocation de maternité lui soit versée directement par la caisse de compensation. Sont considérées comme des cas particuliers les situations suivantes: un employeur insolvable, ou négligent, ou qui ne doit pas être informé de faits concernant une autre activité lucrative de la mère (montant du salaire, activité indépendante, e. a.).

Dans tous les autres cas, la caisse de compensation verse l’allocation de maternité directement à la mère ou à la personne autorisée à recevoir le versement. La mère peut demander que l’allocation soit versée à la personne de sa famille qui assume l’obligation d’entretien ou d’assistance à son endroit.

L’allocation de maternité est versée à la fin du mois. Si son montant mensuel est inférieur à 200 francs, elle est versée en une fois à la fin du congé-maternité.

Dispositions transitoires pour l’année de l’introduction

Les nouvelles dispositions du régime des APG ayant trait à l’allocation de maternité entrent en vigueur le 1er juillet 2005. Toute naissance se produisant après le 25 mars 2005, mais avant le 1er juillet 2005,
ouvre le droit à une allocation de maternité, à partir du 1er juillet 2005, calculée en proportion de la durée d’octroi restante.

Lorsque la naissance d’un enfant (avant le 1er juillet 2005) donne lieu, aux termes du Code des obligations (CO), au versement du salaire pendant le congé-maternité (p. ex. selon l’échelle dite bernoise, ou zurichoise, ou encore bâloise), l’employeur reste responsable du versement aux termes du CO, même après le 1er juillet. En contrepartie, c’est à lui que la caisse de compensation versera les allocations de maternité après le 1er juillet 2005.

Les contrats d’assurance prévoyant des indemnités journalières en cas de maternité seront caducs en raison de la loi avec effet au 1er juillet 2005.

Dans l’hypothèse d’une naissance avant le 1er juillet 2005 et de l’existence d’une assurance pour perte de gain en cas de maternité (individuelle ou collective, contractée par l’employeur), le droit aux indemnités de l’assureur perte de gain perdure néanmoins au-delà du 1er juillet 2005 et pour le montant fixé par contrat.

Si, en additionnant les prestations de l’allocation de maternité et celles de l’assureur perte de gain, le montant obtenu est supérieur au salaire assuré par l’allocation de maternité dans le cadre du régime des APG, l’assureur perte de gain peut demander à la caisse de compensation qu’elle lui rétrocède la part de ses prestations équivalant à une surindemnisation.


Renseignements – Informations

Les caisses de compensation et leurs agences se tiennent à votre disposition pour tout renseignement. Vous trouverez une liste de toutes les caisses de compensation aux dernières pages de chaque annuaire téléphonique.

 


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